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Comment mes cheveux ont survécu à l’arrêt de la pilule

Avant de commencer la lecture de cet article, dites-vous bien qu’il a mis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, à voir le jour. À mes yeux, il n’y aurait jamais eu aussi compliqué à trouver qu’une routine soins pour le visage, mais cette opinion a été balayée ces derniers temps par la délicate quête de la routine idéale de soins pour cheveux.

L’arrêt de la pilule


En effet, il y a presque un an, j’ai décidé d’arrêter de prendre la pilule pour tout un tas de raisons. Cette idée me trottait dans la tête depuis belle lurette, mais je la repoussais sans cesse de peur que le monde s’écroule. On est parfois si habitué à répéter un geste, jour après jour et année après année qu’au moment de remettre en question ce choix, il apparaît que la fin du monde n’est peut-être pas bien loin… J’exagère un peu, mais selon la plupart des témoignages, l’arrêt de la pilule n’est jamais sans conséquence (sa prise non plus, même si dans ce sens, on a tendance à l’oublier). Pour éviter un chamboulement trop important, j’ai étalé l’arrêt de la pilule sur six mois, en optant pour la technique du sevrage. Cette dernière s’est avérée plutôt efficace, même si je ne saurai jamais ce qu’un arrêt net et brutal aurait engendré chez moi. Tous les deux mois, je baissais donc d’un quart la prise de la pilule.

Plus qu’une révolution capillaire, c’est un chamboulement cutané que je craignais. Et comme les soucis arrivent rarement du côté où on les attend, ce sont mes cheveux qui m’ont fait comprendre qu’il fallait faire table rase de ma routine et tout reprendre à zéro.

C’est à l’automne que j’ai commencé à les perdre, parfois par mèches entières. Jusque là, je ne m’alarmais pas plus que ça, car depuis petite, on a coutume de me dire que cette saison est plus propice à la perte de cheveux, mais que ce passage est sans gravité et qu’il dure peu de temps. Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’avais tout de même entrepris une cure de levure de bière.


La cure n’a malheureusement rien arrêté, pas plus que le passage à l’hiver. À chaque shampoing, au moment de démêler mes cheveux, je continuais de retrouver des mèches sur la brosse. J’ai alors compris que ce n’était pas le changement des saisons qui me jouait des tours, mais que l’arrêt de la pilule était à l’origine de ce ramdam capillaire. J’ai donc mis en place une nouvelle routine que je partage avec vous sans plus attendre.


Le changement des soins


Avant la chute des cheveux, ce qui m\’a le plus frappée, c’est le changement de nature de mon cuir chevelu. Ce dernier est devenu sensible, facilement irrité. Surtout, il ne me permettait plus de laisser quatre jours entre chaque shampoing. Je ne supportais plus le shampoing fortifiant verveine/citron du Laboratoire Gravier que j’avais pourtant adoré et utilisé pendant six mois. Je sentais mes longueurs lourdes et informes. Du shampoing à l’après-shampoing, tout devait donc être changé.

Je me suis dirigée vers un soin doux, presque neutre. Il s’agit du shampoing ultra-doux pour cheveux normaux de Coslys, et voici sa composition : eau, eau florale de reine des prés bio, sodium coco-sulfate, tensioactif non ionique issu du coco et du glucose, tensioactif amphotère issu du coco et du palmiste, sodium chloride, glycérine, miel bio, tensioactif non ionique issu du coco et du glucose, émollient issu du palmiste, huile de jojoba bio, protéines de blé, parfum, alcool issu du coco, sodium sulfate, dehydroacetic acid, benzoate de sodium, benzyl alcohol, linalool, limonene, geraniol.


Après plusieurs mois d’utilisation, mon cuir chevelu est beaucoup moins sensible, moins irrité. Mes racines restent cependant légères trois jours, mais pas plus. L’odeur du shampoing est très discrète, presque imperceptible.


Le flacon de 500ml est disponible ici pour 8,70€. Le shampoing ultra-doux est labellisé One Voice, Cosmébio et Ecocert. 100% des ingrédients sont d’origine naturelle.



Du côté de l’après-shampoing, j’ai eu quelques difficultés à trouver un soin exempt de quats. Je souhaitais avoir la possibilité de démêler mes cheveux en me passant des silicones, mais aussi des ammoniums quaternaires. J’avais finalement opté pour l’après-shampoing à la noix de coco d’Urtekram.

La liste de ses ingrédients est la suivante : eau, extrait de feuille d’aloe vera, glycérine, alcool cétéarylique, coco-caprylate, lecithin, glyceryl caprylate, huile végétale, huile de coco, extrait d’huile de coco, sodium cetearyl sulfate, parfum, huile essentielle d’orange douce, extrait de magnolia, tocopherol, beta-sitosterol, squalene, limonene.

Je l’utilise exclusivement sur les longueurs et laisse poser le soin quelques minutes, à chaque lavage. L’odeur de coco est le seul point négatif de ce produit. Elle est désagréable, un peu rance, mais elle ne demeure pas sur les cheveux après rinçage. Cet après-shampoing n’alourdit pas la chevelure. Le démêlage se fait très facilement, ce qui évite aussi de se retrouver avec beaucoup de cheveux sur la brosse.

Vous pouvez vous procurer le flacon de 250ml d’après-shampoing ici pour 7,10€. Il est vegan, labellisé Cosmos Organic V1 et Ecocert Greenlife. 100% des ingrédients sont d’origine naturelle.

De nombreuses coupes


Durant tout ce périple pour trouver des soins adaptés aux nouvelles exigences de mes cheveux, il y a eu de nombreuses périodes durant lesquelles je ne supportais plus ma tête. Du jour au lendemain, j’ai eu soif de volume. Comme une grande, cet été, j’ai restructuré un peu l’ensemble et ai recoupé une frange, ainsi que dix centimètres de longueur.

Deux mois plus tard, j’ai recoupé encore, peut-être cinq centimètres. Rebelote deux mois plus tard, et encore il y a deux semaines. Je tenais beaucoup à mes cheveux très longs qui m’arrivaient en bas du dos depuis plusieurs années. Mais continuer à les perdre et à manquer de volume n’était plus tenable. Aujourd’hui, mes cheveux moins longs s’emmêlent aussi moins facilement, ils sèchent plus vite et me pèsent moins. Ils gardent les ondulations si je les tresse, et ça c’est chouette ! C’est finalement un soulagement que de les porter mi-longs.

Conclusion

En arrêtant la pilule, j’étais loin de m’imaginer le chamboulement capillaire qui m’attendait. Je craignais le séisme cutané, mais constater la présence régulière de mèches sur la brosse était complètement imprévu. Les dérèglements hormonaux ne sont pas à prendre à la légère; des mois, parfois des années sont nécessaires pour les surmonter. La prise de la pilule n’est pas anodine non plus; j’aurais souhaité être davantage mise en garde lorsqu’elle m’a été prescrite pour la première fois. Idéalement, il faudrait connaître les risques qu’elle nous fait encourir lorsqu’on la prend, mais aussi lorsqu’on l’arrête. Les changements ne se limitent pas toujours à la chute de cheveux ou l’apparition d’imperfections.

 

Addendum 09/2020 : L’article d’origine a rassemblé de nombreux témoignages de la part d’anciennes utilisatrices de la pilule contraceptive. J’en retransmets quelques uns ici pour aider celles qui chercheraient des réponses à leurs questions.

 

Bonjour, je suis vraiment contente d’entendre que vos cheveux ont repoussé. Je suis passée par plusieurs dérèglements hormonaux ces dernières années à cause de plusieurs changements de pilules. Mes cheveux tombent par poignées aux lavages et j’en trouve partout dans la maison. J’espère que ça va se stabiliser. Je suis allée voir un dermatologue et il m’a conseillé le Minoxidil (Rogaine) Il m’a dit que c’était la seule chose qui était prouvé scientifiquement. J’utilise depuis 2 mois mais il faut 6 mois avant que ça fasse effets à suivre… Stéphanie

 

Bonjour,J’ai repris la pilule… et les cheveux continuent de tomber .. deux diagnostics différents : le premier alopécie androgénique diffuse. Le second effluvium chronique…C’est compliqué. Kristelle

 

De tous les traitements que l’on prend nos hormones finissent bien souvent par se réguler elles-même et cela peut prendre jusqu’à 1 année. Nouvelle routine ou pas cela finit souvent par s’arranger avec patience sauf s’il y a un terrain génétique à l alopécie… les bouleversements hormonaux que ce soit dû à la contraception, à une grossesse ou un changement de régime alimentaire chamboulent tout notre système : niveau alimentation, poids, libido, humeur, peau, cheveux, parfois même notre circulation… personnellement j’ai eu un bouleversement hormonal en passant au lait de soja (qui contient beaucoup d’oestrogènes) j’avais des cheveux magnifiques mais une prise de poids et des spottings incessants.. Tiha

 

Arrêt de la Diane 35 ici et un mois après, début de la grande perte de cheveux. C’est alarmant. Ça fait maintenant 2 mois et ça continue. Parfois j’ai l’impression que ça va un peu mieux et finalement non. Une pharmacienne m’a conseillé 2 mois de traitement Nutricap (dont plein de vitamines B). Je ne sais pas si ça aidera. Elle me dit que normalement, tout ça est réversible et ça reviendra à la normale…  aussi elle m’a dit que ce ne sont PAS toutes les sortes de pilules qui ont cet effet secondaire possible, mais la diane 35 oui c’est fréquent, vu son effet androgénique. Ici il y a une liste de type de pilule qui peuvent provoquer, ou non, la perte de cheveux lors de l’arrêt: https://www.centre-clauderer.com/chute-cheveux/femme/contraception/liste-contraceptifs

 

Diane 35 étant considérée comme un traitement pour l’acné n’est pas là mais la pharmacienne m’a donné un papier des effets secondaires possibles à l’arrêt et l’alopécie en est un.

 

Enfin je crois savoir d’où me vient mes pellicules par milliers, et pourtant ça ne fait qu’un mois que j’ai arrêté la pilule! Beaucoup de démangeaisons je ne pensais pas qu’il y aurait autant de bouleversement! Mes cheveux étaient bien avant 🙁 va falloir que je trouve aussi un bon shampoing adapté, merci pour vos témoignages on se sent moins seule 🙂

 

Merci pour vos témoignages, je me sens moins seule dans mon périple après l’arrêt de la pilule, en avril 2019, que je prenais depuis 10 ans. J’ai commencé à perdre mes cheveux et ai pensé à une période de stress ou la saison, la dermato ayant fait un test d’élasticité (tirer sur les cheveux pour voir s’il venait) qui s’est avéré négatif m’a conseillé 2 shampoings pour la perte de cheveux et le cuir chevelu gras. Après 2 mois d’essais cela n’a rien changé, voire s’est aggravé. De base, j’ai les cheveux très fins et n’en ai pas forcement beaucoup, alors quand j’ai commencé à voir que je les perdais en grosse quantité et que mon crâne commençait à se clairsemer, et la raie centrale s’élargir grosse panique. J’ai rendez-vous avec mon médecin, j’attends de voir si des tests sont envisageables pour savoir si le problème est bien hormonale, ce qu’il est possible de faire et je regarde désespérément mes cheveux pour voir si des repousses apparaissent.

 

Bonjour Marion ! Qu’en est-il aujourd’hui concernant ta chute ? J’ai comme toi arrêté la pilule Yaz en avril 2018. En août 2018 chute impressionnante jusqu’à janvier 2019 ! Pause et répit jusqu’à juin. Je pensais enfin en finir et pouvoir laisser place à la repousse. Depuis juin jusqu’à ce jour, perte terrible. Je suis assez désespérée et envisage le pire. Je cherche vos retours et témoignages… Merci et courage à vous toutes qui traversez la même chose !

 

Bonjour,

J’ai arrêté une pilule anti-acné en avril 2019. J’ai fait une pause jusqu’en septembre pour en reprendre une sans œstrogène (que j’ai arrêté il y a 2 jours car la chute de cheveux est un effet secondaire). Depuis le mois de juillet j’ai une énorme perte de cheveux qui s’est gravement intensifié depuis le mois de septembre (perte de minimum 500 cheveux après shampoing et je dois les laver tous les deux jours car très gras). J’utilise des compléments alimentaires depuis un mois, un shampoing anti chute de cheveux pour femme et du fer depuis une semaine. Mon médecin ainsi que mon dermatologue me disent que c’est un phénomène courant chez une femme et que ça va passer. Le problème est que je pense qu’a ça et que la chute est pire de jour en jour. (J’ai également rendez-vous prochainement chez un acuponcteur, un endocrinologue ainsi qu’une naturopathe). Si ça continue, je serai chauve avant Noël. Je suis désespéré et je suis prête à prendre vos conseils. J’aimerais également trouver plusieurs témoignages de personne pour qui le problème s’est réglé au bout d’un moment. Merci d’avance pour vos réponses. Catherine

 

Ah merci pour tous vos témoignages hihi… Je me sens moins seule et moins ignare ;). J’ai 36 ans et j’ai arrêté ma pilule (que je prenais depuis l’âge de 17 ans) car marre de prendre des hormones… Mais voilà le joli cadeau des cheveux qui tombent en poignées aussi…ça fait flipper c’est sûr…Je vais attendre de voir la suite… Cela ne fait que 3-4 mois que je ne prends plus la pilule, et nous sommes en automne, donc les deux combinés… Merci à celles qui conseillent certains shampoings, produits naturels. Je vais retester le shikakai que je connais déjà, cela me donnait du volume. On verra… Courage à toutes ! Laure

 

Non aucune amélioration malheureusement, j’ai pris rendez-vous (en 2020) avec 2 endocrinologues pour avoir leur point de vue. En ce moment je prends luxeol pour chute de cheveux, afin de voir si cela améliore quelque chose, il est trop tôt pour me prononcer… La médecin m’a prescrit minoxidil, que je ne prendrais pas car c’est un cercle vicieux… Ma dermato m’a prescrit une prise de sang hormonale, rien est flagrant selon les valeurs de références. Elle m’a expliqué qu’à l’heure actuelle, aucun traitement n\’existe pour résoudre les problèmes de perte de cheveux. Je commence à penser au stress, qui accentue cette perte de cheveux et pour le coup, difficile d’agir dessus.

 

Bonjour,

Je me permets de remettre un commentaire car je ne sais plus vers qui me tourner. Depuis 5 mois maintenant, je ne vois aucune amélioration dans ma chute de cheveux. Je n’ai plus de cheveux c’est affolant. e suis allée voir une naturopathe qui m’a prescrit des huiles essentielles pour éliminer les hormones synthétiques de mon corps, aucun résultat. J’ai fait de l’acupuncture, aucun résultat. Compléments alimentaires, aucun résultat. Quelqu’un aurait-il une solution ? Une expérience à partager ? Je vous remercie par avance pour vos réponses. Catherine

 

Bonjour, j’ai coupé un peu mes cheveux, j’ai senti que ça leur avait fait du bien. J’ai commencé récemment les soins huiles végétales ricin, jojoba avec huiles essentielles de gingembre, de citron, d’ylang et de pomelos (j’ai lu que ces huiles stimulaient la pousse des cheveux), avant mon shampoing. Il faut un peu de temps pour voir si ça fonctionne. Je vois des cheveux repousser en tout cas. Mais j’en perds encore pas mal. A voir aussi après l’automne. Belle journée. Laure

 

Personnellement, rien n’y faisait. Shampooing et masque, compléments alimentaires…. J’ai acheté les fioles Kerastase anti chute. C’est très cher mais ça a stoppé la chute. J’ai pris du fer (Tardyferon) avec une orange chaque jour pour accélérer les effets. Cela a fonctionné. J’ai les cheveux très fins, c’était devenu un enfer et j’étais angoissée à chaque shampoing. Une dermato m’avait conseillée de couper mes cheveux pour avoir l’impression de ne pas perdre autant de cheveux car ceux que je perdrais seraient moins longs. Psychologiquement ça aide. Je te souhaite bon courage ! Eve

 

 

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